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Fiscaliste d'entreprise

Appellations les plus courantes

Définition du métier

Aider l'entreprise à appliquer avec rigueur les normes fiscales nationales et internationales. Étudier, analyser les implications fiscales (risques et opportunités) des opérations et des projets de l'entreprise, définir et conseiller sur les solutions appropriées aux problèmes rencontrés, en vue de gérer et réduire les impôts de l'entreprise. Défendre les intérêts d'une entreprise en cas de contentieux.

Activités

  • Gestion des contentieux relevant de son domaine
  • Etablissement et préparation des documents fiscaux (déclaration d'impôt, intégration fiscale, taxe professionnelle, TVA.)
  • Suivi des contrôles fiscaux en relation avec les autorités compétentes
  • Mise en place et suivi des retraitements de consolidation spécifiques aux normes
  • Suivi, étude et analyse de l'actualité légale et jurisprudentielle fiscale

Savoir-faire

  • Élaborer une stratégie de défense, imaginer / formaliser des solutions financières négociées ou transigées lors de contrôles ou de contentieux fiscaux.
  • Discerner les informations confidentielles de celles qui peuvent être communiquées en interne / externe
  • Définir, conduire et évaluer la politique relative à son domaine de compétence
  • Élaborer et rédiger des dossiers ou documents techniques, spécifiques à son domaine de compétence
  • Élaborer, formaliser et adapter des procédures / protocoles / modes opératoires / consignes relatives à son domaine de compétence
  • Interpréter un texte juridique et le traduire en recommandations, en procédures
  • Travailler en équipe
  • Évaluer les risques fiscaux des opérations au regard des décisions majeures dans les différents domaines de l'entreprise
  • S'exprimer et / ou lire dans une langue étrangère (en anglais la plupart du temps)
  • Identifier les particularités fiscales des activités et leurs conséquences légales et comptables.
  • Analyser et évaluer les risques / dangers (actuels, potentiels) relevant de son domaine de compétence, définir et argumenter les mesures ou dispositifs à mettre en oeuvre
  • Sélectionner des données, des informations, des documents relatifs à son domaine d'activité
  • Conseiller les utilisateurs/clients sur les produits et/ou services, leur mode d'utilisation, sur les actions à entreprendre
  • Argumenter et négocier des prestations, des accords, des compromis, des protocoles techniques avec des interlocuteurs internes et / ou externes

Connaissances

Connaissances Niveau Code NSF
Comptabilité Connaissance de base 32663
Normes comptables et financières (France - étranger) Connaissance de base 32697
Techniques de négociation Connaissance de base 15005
Langues étrangères Connaissance de base 15254
Droit de la propriété intellectuelle / industrielle Connaissance de base 13245
Economie / gestion d'entreprise Connaissance de base 13133
Finances / analyse financière Connaissance de base 32623
Droit des affaires Connaissance de base 13261
Droit fiscal / Fiscalité entreprise Connaissance de base 13366

Observations

La fiscalité est un secteur très évolutif tant sur le plan national - loi de finances annuelle, alternance politique qui a un impact sur la fiscalité - que sur le plan international - nouvelles normes, convergence des fiscalités en Europe, etc. Le fiscaliste devra donc maîtriser une actualité qui devient foisonnante. Il va devoir également développer sa capacité d'anticipation et savoir se projeter dans un contexte qui change. Son rôle de conseil sera aussi appelé à devenir encore plus important, les évolutions fiscales ayant un impact direct sur l'entreprise. En effet, la complexité et la multiplicité des impôts et des taxes auxquels sont assujettis les entreprises les rendent aujourd'hui indispensables. Ceci est d'autant plus vrai dans les groupes internationaux où l'entreprise recherche l'optimisation fiscale. Aussi, assiste-t-on à une sensible évolution du rôle des fiscalistes, désormais considérés comme des vecteurs de profits significatifs. Ils interviennent sur l'ensemble des opérations de l'entreprise en présentant le risque fiscal encouru et en proposant des solutions aux problèmes rencontrés.

Formation de base et apprentissage

Plusieurs masters (bac + 5) sont particulièrement adaptés : droit fiscal, droit des affaires, droit économie et gestion, etc. Cette profession est également accessible aux avocats spécialisés dans le droit des affaires. Deux filières de formation mènent à la fonction de fiscaliste en entreprise : la filière juridique, suivie en faculté de droit, et la filière comptable avec des Masters de Sciences du management ou de Comptabilité, contrôle et audit. Ce qui implique deux approches différentes. Les juristes sont plus axés sur l'interprétation juridique, le contentieux, la fiscalité et le conseil. Les comptables ont une approche plus technique. Le fiscaliste est, dans les structures les plus importantes, spécialisé dans un domaine et travaille avec d'autres fiscalistes.

Perspective d'évolution professionnelle

  • Métiers juridique, comptable et/ou financier.
  • Evolution dans son expertise, dans une spécialité donnée (dans ou externe à l'entreprise)

Comparaison métiers

Cet outil de comparaison permet de mettre en relation deux métiers afin d'identifier les connaissances communes et les connaissances à acquérir ou à développer pour exercer le métier. Il compare le métier actuel de la page avec le métier sélectionné dans les menus déroulant.


En savoir plus sur les connaissances

Connaissance de base (niveau 1)

Connaissance générale propre à un champ. L'étendue des connaissances concernées est limitée à des faits et des idées principales. Connaissance des notions de base, des principaux termes. Connaissance, le plus souvent, fragmentaire et peu contextualisée. Durée courte d'acquisition de la connaissance d'un champ donné (quelques jours, semaines à quelques mois)

Connaissance opérationnelle (niveau 2)

Connaissance détaillée, pratique et théorique, d'un champ ou d'un domaine particulier incluant la connaissance des processus, des techniques et procédés, des matériaux, des instruments, de l'équipement, de la terminologie et de quelques idées théoriques. Cette connaissance est contextualisée. Sa durée d'acquisition se situe de un à deux ans

Connaissance approfondie (niveau 3)

Connaissance théorique et pratique approfondie. Maîtrise des principes fondamentaux du domaine, permettant la modélisation. Une partie de la connaissance porte sur des connaissances avancées ou de pointe. Durée d'acquisition de la connaissance de l'ordre de 3 à 5 ans

Connaissance d’expertise (niveau 4)

Connaissance permettant de redéfinir des pratiques professionnelles dans un champ à l'interface entre des champs différents, et de produire une analyse critique de la théorie, des principes. Connaissance très contextualisée, nécessitant une durée d'acquisition au moins égale à 2/3 ans et plus, à partir du niveau 3